Les objectifs sont :
- Justifier pourquoi l’allocation de ressources n’est plus efficace en présence d’une défaillance de marché
- Énoncer les solutions pour corriger les défaillances de marché
- Citer les situations où on peut parler de défaillance de l’État
1. Quelles sont les défaillances des marchés nécessitant l’intervention de l’État ?
a. Les asymétries d’information
Notions
Les asymétries d’information se produisent lorsqu’une des parties dans une transaction détient plus d’informations, ou de meilleures informations, que l’autre. Cela crée un déséquilibre dans la prise de décision.
Exemples courants :
- Marché de l’occasion : Le vendeur d’une voiture d’occasion sait si le véhicule a des défauts, mais l’acheteur ne le sait pas forcément.
- Assurance : Une personne qui souscrit une assurance connaît son état de santé mieux que l’assureur, et l’assureur ne peut pas vérifier si elle prendra plus de risques une fois assurée.
Conséquences :
Les asymétries d’information peuvent entraîner des comportements comme :
- Sélection adverse : avant la transaction, l’acheteur ne peut pas distinguer la qualité et n’accepte donc de payer qu’un prix moyen. Les vendeurs de biens de bonne qualité s’en trouvent découragés et quittent le marché : la qualité moyenne baisse encore, et il ne reste plus que les mauvais produits (ex. : l’assureur, ne pouvant distinguer les bons des mauvais risques, fixe une prime moyenne qui fait fuir les assurés en bonne santé).
- Aléa moral : après la transaction, une partie agit de manière moins responsable car elle ne subira pas les conséquences directes de son comportement (ex. : prendre plus de risques une fois l’assurance souscrite).
À retenir : la sélection adverse joue avant la transaction (on ne sait pas à qui l’on a affaire), l’aléa moral joue après (le comportement change une fois le contrat signé). Dans les deux cas, le manque d’information conduit une des parties à prendre des décisions désavantageuses, et des échanges mutuellement avantageux n’ont pas lieu.
Matériel / Support
Document 1 — Le marché des voitures d’occasion
Document 2 — D’autres exemples d’asymétrie d’information
Question :
1. Montrez que dans le cas d’asymétrie d’information, il y a défaillance de marché :
b. La concurrence imparfaite
Notions
Un cartel est une entente entre plusieurs entreprises qui devraient normalement être en concurrence et qui se mettent d’accord pour fixer les prix, limiter la production ou se partager un marché. L’objectif est de réduire la concurrence afin d’augmenter leurs profits de manière artificielle : cette entente crée une défaillance du marché.
Fonctionnement :
- Les entreprises membres du cartel coordonnent leurs actions au lieu de se concurrencer. Cela peut inclure la fixation d’un prix minimum pour éviter une baisse des prix, ou la répartition des clients ou des zones géographiques entre elles.
Conséquences pour le marché :
- Prix plus élevés : Les consommateurs paient plus cher que dans un marché concurrentiel, car les prix sont maintenus artificiellement hauts.
- Moins de choix : La concurrence étant réduite, il y a moins de variété de produits ou services.
- Moins d’innovation : Les entreprises, en absence de concurrence, n’ont pas besoin d’innover ou de s’améliorer.
La concurrence monopolistique est un type de marché où plusieurs entreprises offrent des produits similaires, mais chaque entreprise parvient à se différencier par certains aspects (qualité, marque, design, etc.). Cela permet à chaque entreprise d’avoir un certain pouvoir de marché, c’est-à-dire de fixer ses prix de manière un peu plus indépendante, même si elle reste en concurrence avec d’autres.
Caractéristiques principales :
- Différenciation des produits : Chaque entreprise vend un produit légèrement différent de celui des concurrents (ex. : marques de chaussures ou de shampoings). Cela leur permet d’attirer des clients spécifiques.
- Grand nombre d’entreprises : Il existe plusieurs entreprises sur le marché, mais aucune n’a un monopole complet.
- Prix flexibles : Chaque entreprise peut fixer son propre prix, mais elle reste limitée par la concurrence, car si ses prix sont trop élevés, les clients peuvent se tourner vers des produits similaires.
- Barrières faibles à l’entrée : De nouvelles entreprises peuvent entrer sur le marché relativement facilement.
Exemple : Le marché des restaurants est un bon exemple de concurrence monopolistique. Il existe de nombreux restaurants (concurrence), mais chacun se distingue par son menu, son ambiance ou son service (monopole sur leur style particulier).
Attention : la concurrence monopolistique montre que la concurrence est imparfaite, mais l’entrée y reste libre et les entreprises nombreuses. Elle ne justifie donc pas, à elle seule, une intervention de l’État — contrairement au monopole et au cartel.
Un oligopole est un type de marché où quelques entreprises dominent la production ou la vente d’un bien ou service particulier. Contrairement à un monopole où une seule entreprise contrôle tout, dans un oligopole, plusieurs entreprises (généralement un petit nombre) partagent le marché. Ces entreprises peuvent influencer les prix et les décisions du marché.
Caractéristiques principales :
- Peu d’entreprises : Il y a un nombre limité de grandes entreprises sur le marché, et elles exercent une influence importante.
- Interdépendance : Les entreprises surveillent de près les actions de leurs concurrentes. Si une entreprise modifie ses prix ou sa production, les autres réagissent souvent pour rester compétitives.
- Barrières à l’entrée : Il est difficile pour de nouvelles entreprises de pénétrer le marché en raison des coûts élevés ou du contrôle exercé par les entreprises déjà établies.
- Différenciation ou non : Les produits peuvent être différenciés (comme les voitures) ou très similaires (comme le pétrole ou l’acier).
Exemple : Le marché des télécommunications est un exemple d’oligopole dans de nombreux pays. Quelques grandes entreprises dominent et se partagent le marché, ce qui leur permet de fixer les prix en fonction des actions de leurs concurrents.
Matériel / Support
Document 1 — Le cartel
Question : 1. Quelles sont les principales conséquences économiques d’un cartel ?
Document 2 — La concurrence monopolistique
Question : 1. Pourquoi avec la concurrence monopolistique la concurrence est-elle imparfaite ?
Document 3 — L’oligopole
Question : 1. Pourquoi dans le cas de l’oligopole la concurrence est-elle imparfaite ?
c. Les externalités
Les externalités sont des effets secondaires d’une activité économique qui touchent des tiers sans être reflétés dans le prix. Elles peuvent être positives (bénéfices indirects, comme l’éducation) ou négatives (coûts indirects, comme la pollution). Elles constituent une défaillance du marché car elles ne sont pas prises en compte dans les transactions économiques.
Notions
Les externalités négatives se produisent lorsqu’une activité économique cause des effets indésirables pour des tiers, sans que ces effets soient pris en compte dans le coût de cette activité. Cela signifie que d’autres personnes ou l’environnement subissent des dommages sans compensation.
Exemple :
- Pollution : Une usine qui émet des gaz toxiques pollue l’air. Les habitants proches subissent des problèmes de santé, mais ces coûts ne sont pas supportés par l’usine.
- Embouteillages : Chaque automobiliste qui prend sa voiture allonge le temps de trajet de tous les autres, sans supporter ce coût qu’il leur impose.
Les externalités positives se produisent lorsqu’une activité économique bénéficie à des tiers sans que ces bénéfices soient inclus dans le prix de cette activité. Cela signifie que d’autres personnes ou la société profitent indirectement de cette activité, sans en payer le coût.
Exemple :
- Éducation : Lorsqu’une personne suit des études, elle en bénéficie en trouvant un meilleur emploi. Mais la société en profite aussi, car cette personne sera plus productive et pourra contribuer à l’économie.
- Vaccination : Quand une personne se fait vacciner, elle se protège contre une maladie. Mais elle protège aussi les autres en réduisant les risques de propagation.
Matériel / Support
Document 1 — Une usine au bord de la rivière
Contexte : Une usine de fabrication de produits chimiques située à proximité d’une rivière rejette ses déchets dans l’eau. Ce rejet entraîne une pollution de l’eau qui affecte la santé des habitants et les activités de pêche locales. En parallèle, une entreprise voisine installe des panneaux solaires pour alimenter son usine, réduisant ainsi ses émissions de CO2 et contribuant à un environnement plus propre.
Questions :
1. Identifier l’externalité négative dans ce cas :
2. Identifier l’externalité positive dans ce cas :
3. Proposer deux solutions que le gouvernement pourrait mettre en place pour réduire les externalités négatives liées à la pollution de l’usine :
4. Expliquer comment la présence d’externalités peut entraîner une défaillance de marché :
d. Les biens publics et les biens communs
Notions
Les biens publics et les biens communs sont deux types de ressources qui posent des défis en matière de gestion et d’utilisation.
1. Biens publics :
Les biens publics sont des ressources qui répondent à deux caractéristiques principales :
- Non-excluabilité : Personne ne peut être exclu de leur utilisation. Par exemple, tout le monde peut bénéficier de l’éclairage public.
- Non-rivalité : L’utilisation du bien par une personne n’empêche pas les autres de l’utiliser également. Par exemple, une personne qui utilise un phare pour naviguer en mer ne réduit pas l’utilité de ce phare pour les autres.
Exemple : L’éclairage public ou la sécurité nationale sont des biens publics, car tout le monde peut en bénéficier sans que cela n’empêche d’autres personnes de faire de même.
2. Biens communs :
Les biens communs partagent une caractéristique avec les biens publics : ils sont non excluables, ce qui signifie que tout le monde peut y avoir accès. Cependant, ils sont rivaux, ce qui veut dire que leur utilisation par une personne réduit la disponibilité pour les autres.
Exemple : Les ressources naturelles, comme les stocks de poissons dans l’océan ou les forêts, sont des biens communs. Si trop de gens les utilisent sans régulation, cela peut entraîner une surexploitation et épuiser la ressource (on parle souvent de la « tragédie des biens communs »).
Résumé :
- Biens publics : non excluables et non rivaux (ex. : éclairage public).
- Biens communs : non excluables mais rivaux (ex. : forêts, stocks de poissons).
Matériel / Support
Document 1 — Le parc et le lac
Contexte : Vous habitez dans une petite ville qui dispose de deux types de ressources :
- Un parc public avec des bancs, des espaces verts et des jeux pour enfants.
- Un lac dans lequel les habitants peuvent pêcher librement sans aucune restriction.
Répondez aux questions suivantes en identifiant et en expliquant les concepts économiques liés à ces ressources.
Questions :
1. Classer le parc public et le lac comme bien public ou bien commun. Justifier votre réponse :
2. Expliquer le risque lié à l’utilisation excessive d’un bien commun comme le lac :
3. Proposer une solution pour limiter la surexploitation du lac par les pêcheurs :
4. Expliquer pourquoi la gestion des biens publics nécessite souvent une intervention de l’État :
Récapitulatif — les quatre défaillances de marché
Ce que le marché ne parvient pas à faire seul, et ce que l’État peut y faire.
| Défaillance | Pourquoi le marché échoue | Exemple | Correction possible |
|---|---|---|---|
| Asymétrie d’information | Le prix ne reflète pas la qualité ; les bons produits quittent le marché | Voiture d’occasion, assurance | Obligation d’information, contrôle, certification |
| Concurrence imparfaite | Une ou quelques entreprises fixent un prix supérieur au prix concurrentiel | Cartel, monopole, oligopole | Politique de la concurrence, amendes, contrôle des fusions |
| Externalités | Coûts et bénéfices subis par des tiers hors du prix | Pollution, éducation, vaccination | Taxe, norme, subvention |
| Biens publics et communs | Passager clandestin (publics) et surexploitation (communs) | Éclairage public, stocks de poissons | Production financée par l’impôt, quotas et permis |
2. Comment l’État corrige-t-il les défaillances des marchés ?
a. Améliorer la qualité de l’information sur les marchés
Notions
L’État joue un rôle important pour améliorer la qualité de l’information sur les marchés, ce qui permet aux acteurs économiques (consommateurs, entreprises) de prendre des décisions plus éclairées :
- Régulation et transparence : L’État impose des règles pour que les entreprises fournissent des informations précises et complètes sur leurs produits et services. Par exemple, les étiquettes sur les produits alimentaires doivent mentionner la composition, les valeurs nutritionnelles, et les allergènes.
- Contrôles et certifications : Pour garantir la véracité des informations, l’État effectue des contrôles et délivre des certifications (par exemple, pour la qualité des produits, l’efficacité énergétique, ou la conformité aux normes de sécurité).
- Protection des consommateurs : L’État protège les consommateurs contre les pratiques trompeuses (publicité mensongère, dissimulation de défauts). Il peut, par exemple, exiger des entreprises qu’elles révèlent les risques liés à certains produits (comme les avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes).
- Création de bases de données publiques : L’État met à disposition des bases de données ouvertes sur les marchés, les prix, les statistiques économiques, etc., qui aident les acteurs du marché à prendre des décisions éclairées. Par exemple, des plateformes comme Data.gouv.fr en France.
L’État améliore la qualité de l’information sur les marchés en rendant les données plus transparentes, en certifiant les produits et services, et en protégeant les consommateurs contre les abus. Cela aide à corriger les asymétries d’information, où certaines parties du marché en savent plus que d’autres.
Matériel / Support
Document 1 — Le nouveau contrôle technique
Scannez le QR code pour accéder au document.
Question : 1. Quelle est la solution mise en place par l’État pour corriger les défaillances du marché de la voiture d’occasion ? Expliquez :
b. Mettre en place une politique de la concurrence
Notions
La politique de la concurrence est mise en place pour corriger les défaillances de marché, comme les monopoles ou les cartels, qui empêchent une concurrence équitable.
Elle vise à :
- Empêcher les abus de monopole (une seule entreprise qui contrôle tout).
- Sanctionner les cartels (accords illégaux entre entreprises pour fixer les prix).
- Contrôler les fusions d’entreprises pour éviter une réduction de la concurrence.
L’objectif est de garantir des prix justes et de protéger les consommateurs tout en encourageant la concurrence et l’innovation.
Matériel / Support
Document 1 — La politique de la concurrence
Questions :
1. Quel est le type de pratique anticoncurrentielle le plus sanctionné dans l’UE ?
2. Dans quel cas observe-t-on le développement de cartels ?
3. Comment l’État intervient-il face à un cartel ?
c. Limiter les externalités négatives et encourager les externalités positives
L’État cherche à réduire les effets négatifs (comme la pollution) et à favoriser les effets positifs (comme l’innovation ou l’éducation) pour améliorer le bien-être de la société.
Notions
Externalités négatives :
- Ce sont les conséquences négatives qu’une activité économique peut avoir sur des tiers, sans que ces derniers soient compensés. Par exemple, une usine qui pollue l’air crée une externalité négative, car la pollution affecte la santé des habitants autour sans qu’ils en soient responsables.
- L’État limite ces externalités en imposant des taxes (comme la taxe carbone), des régulations (normes environnementales) ou des amendes pour les entreprises qui polluent.
Externalités positives :
- Ce sont les effets bénéfiques qu’une activité peut apporter à la société sans que les autres aient à payer pour ces bénéfices. Par exemple, une entreprise qui forme ses employés crée une externalité positive, car ces employés deviennent plus compétents et cela profite à l’économie en général.
- L’État encourage ces externalités en offrant des subventions, des incitations fiscales ou des aides pour des activités qui apportent des avantages à la société, comme l’éducation ou les énergies renouvelables.
Matériel / Support
Document 1 — Que va changer la taxe carbone aux frontières adoptée par l’Union européenne ?
Scannez le QR code pour accéder au document.
Questions :
1. Quel est le but de la taxe carbone aux frontières adoptée par l’Union européenne :
2. Quel problème peuvent poser les taxes sur les émissions polluantes ?
Document 2 — Ce que rapporte l’éducation gratuite
Question : 1. Pourquoi le financement par l’État de l’éducation produit-il des externalités positives ?
d. Organiser la production de biens publics et éviter la surexploitation des biens communs
Notions
Organisation des biens publics
- Les biens publics sont des biens dont tout le monde peut profiter, comme la défense nationale, l’éclairage public ou un phare. Ces biens sont :
- Non excluables : On ne peut pas empêcher quelqu’un de les utiliser.
- Non rivaux : Leur consommation par une personne n’empêche pas les autres de les utiliser.
Le problème, c’est que les entreprises privées ne produisent pas suffisamment ces biens car elles ne peuvent pas faire payer tout le monde. L’État intervient pour :
- Financer et produire ces biens grâce aux impôts.
- Assurer leur accès universel pour garantir que tout le monde puisse en profiter.
Prévention de la surexploitation des biens communs
- Les biens communs sont des ressources comme les océans, les forêts ou les poissons, qui sont disponibles pour tous mais peuvent être surexploités si chacun prend plus que sa part. Cela conduit à leur épuisement (par exemple, la surpêche).
Pour éviter cela, l’État intervient en :
- Réglementant l’accès à ces ressources (par exemple, en limitant la quantité de pêche ou en protégeant certaines zones).
- Imposant des quotas ou des permis d’utilisation pour s’assurer que ces biens soient utilisés de manière durable.
- Surveillant et sanctionnant les abus pour garantir que les règles soient respectées.
Matériel / Support
Document 1 — Le passager clandestin
Questions :
1. Pourquoi les feux d’artifice peuvent-ils être considérés comme des biens publics ?
2. Pourquoi le problème du passager clandestin légitime-t-il l’intervention de l’État pour fournir des biens publics ?
Document 2 — Lutter contre la pêche intensive
Question : 1. Pourquoi et comment les États essaient-ils de limiter l’utilisation des biens communs ?
3. Quelles sont les défaillances de l’État ?
Les défaillances de l’État se produisent lorsque l’intervention publique n’atteint pas les résultats escomptés ou crée des effets indésirables.
Notions
L’État intervient dans l’économie pour corriger les défaillances de marché (comme les monopoles ou la pollution) et assurer des biens publics (comme la sécurité ou l’éducation).
Mais parfois, l’État lui-même peut échouer à bien gérer certaines situations, créant ce qu’on appelle des défaillances de l’État.
Ces défaillances se produisent quand l’État :
- Utilise mal les ressources (mauvaise gestion ou gaspillage).
- Impose des lois inefficaces ou trop complexes.
- Favorise certains groupes au détriment de l’intérêt général (capture réglementaire).
Le marché est censé allouer efficacement les ressources par l’offre et la demande. Mais il connaît aussi des défaillances, comme les monopoles, la pollution, ou la production insuffisante de biens publics. Quand le marché échoue, l’État intervient pour corriger ces défauts.
L’État et le marché doivent travailler ensemble pour fonctionner efficacement. L’État doit intervenir quand le marché échoue, mais en évitant de créer des défaillances comme le gaspillage, la bureaucratie ou l’inefficacité. L’équilibre entre ces deux acteurs est important pour que l’économie soit saine et efficace.
Les groupes de pression sont des organisations ou des groupes de personnes qui cherchent à influencer les décisions politiques en faveur de leurs intérêts. Ils ne visent pas à obtenir le pouvoir directement (comme les partis politiques), mais à convaincre les responsables politiques d’adopter des lois ou des mesures qui leur sont favorables.
Fonctionnement :
- Représentation d’intérêts : Les groupes de pression peuvent représenter des intérêts variés, comme les entreprises, les syndicats, les associations environnementales ou des groupes professionnels.
- Influence sur les décisions : Ils utilisent différents moyens pour influencer les gouvernements ou les législateurs, comme :
- Le lobbying1 : Contact direct avec les responsables politiques pour les convaincre.
- Les campagnes médiatiques : Pour sensibiliser le public et faire pression sur les politiciens.
- Le financement : Certains groupes de pression financent des campagnes électorales pour obtenir l’appui de certains candidats.
Exemples :
- Syndicats2 : Ils font pression sur le gouvernement pour améliorer les conditions de travail ou les salaires.
- Groupes environnementaux3 : Ils influencent les politiques en matière de protection de la nature ou de lutte contre le changement climatique.
L’action de l’État est par ailleurs limitée par sa territorialité : il régule sur un territoire donné, alors que les entreprises et les pollutions, elles, franchissent les frontières.
Par exemple :
- Un pays peut avoir des lois strictes contre la pollution (externalités négatives), tandis qu’un autre peut ne pas en avoir. Cela peut causer des problèmes si les entreprises délocalisent pour échapper à ces règles.
- Les biens publics comme l’éducation ou la santé peuvent être financés différemment selon les États, ce qui entraîne des écarts dans la qualité des services.
1 Le lobbying est l’action de tenter d’influencer les décisions des responsables politiques ou des autorités publiques au profit d’un groupe ou d’une organisation. Les lobbyistes cherchent à convaincre les décideurs d’adopter des lois ou des politiques favorables à leurs intérêts.
2 Un syndicat est une organisation qui défend les droits et intérêts des travailleurs dans un secteur ou une entreprise. Il agit pour améliorer les conditions de travail, négocier les salaires, et protéger les employés contre d’éventuels abus.
3 Les groupes environnementaux sont des organisations qui œuvrent pour la protection de l’environnement. Leur objectif est de sensibiliser, défendre et promouvoir des actions pour préserver la nature, lutter contre la pollution, et encourager des pratiques respectueuses de l’écosystème, comme la lutte contre le changement climatique ou la protection des espèces.
Matériel / Support
Document 1 — L’État et le marché
Questions :
1. Montrez qu’il existe un lien entre marché et État :
2. Pourquoi le poids des lobbies entrave-t-il le bon fonctionnement de l’État ?





