Aller au contenu
Sciences de gestion et numérique Première STMG Dossier élève

Thème 1 · De l'individu à l'acteur

Comment concilier gestion efficace des ressources humaines et coût du travail ?

Formes et conditions de travail, pyramide de Maslow, qualification et compétence, formation professionnelle, absentéisme et turnover, indicateurs d'activité, productivité individuelle et collective, tableau de bord, coût du travail et nouveaux liens de travail. Cas Lookiero, Action et Basic-Fit.

Environ 1 h de lecture 30 activités 6 séances et une synthèse
Cours Télécharger

Recruter, former, motiver, fidéliser… mais aussi payer des salaires, des cotisations, des formations et des équipements. Toute organisation doit tenir les deux bouts : valoriser ses ressources humaines et maîtriser ses dépenses. De Lookiero à Basic-Fit en passant par Action, cette séquence montre comment les entreprises cherchent l’équilibre entre efficacité sociale et performance économique.

Plan de la séquence
1
Travailler : formes de travail & conditions de travail
Lookiero · travail manuel/intellectuel, salarié/indépendant, Maslow
2
Qualification, compétences & formation
Lookiero · approche par la qualification ou par la compétence
3
Conditions de travail & performance
Lookiero / Action France · critères, indicateurs sociaux, motivation
4
Mesurer l’activité : indicateurs & productivité
Basic-Fit · productivité individuelle et collective, tableau de bord
5
Le coût du travail
Basic-Fit · salaire brut, charges patronales, coût global
6
Les nouveaux liens de travail
Basic-Fit · salarié ou auto-entrepreneur ?
★
Synthèse & glossaire
notions clés

Objectifs de la séquence. Cette séquence couvre l’ensemble des capacités du programme rattachées à la question de gestion 1.3. À l’issue de la séquence, l’élève est capable :

Capacités travaillées
1de distinguer l’approche par la qualification de l’approche par la compétence ;
2de mesurer l’activité de travail à l’aide d’indicateurs pertinents ;
3d’évaluer le coût global du travail, charges comprises ;
4d’évaluer la productivité du travail, individuelle et collective ;
5d’établir un lien entre les conditions de travail et le comportement des membres de l’organisation.
1
Séance 1

Travailler : formes et conditions de travail

Objectifs de la séance
1Définissez le travail et distinguez ses principales formes.
2Identifiez les conditions de travail d’une organisation et reliez-les aux besoins de Maslow.
3Caractérisez l’activité de travail chez Lookiero.
Les notions d’abord

Un livreur, une data analyst, un plombier auto-entrepreneur et une caissière travaillent tous… mais pas du tout de la même manière. Trois notions permettent de s’y retrouver.

① Le travail

Le travail est l’activité par laquelle un individu mobilise ses compétences pour produire un bien ou un service, en échange d’une rémunération. Il est à la fois une source de revenu, un lieu de relations sociales et un moyen de se réaliser.

② Les formes de travail

Les formes de travail désignent les différentes manières dont l’activité professionnelle est organisée et réalisée. Elles varient selon le type d’effort mobilisé, le degré de coopération et le statut juridique du travailleur.

FormeCaractéristiqueExemples
Travail manuelRepose sur l’effort physique, l’habileté et la dextérité.Ouvrier à la chaîne, préparateur de commandes, serveur.
Travail intellectuelMobilise la réflexion, l’analyse et la créativité.Enseignant, ingénieur, styliste, data analyst.
Travail individuelManière d’exécuter une tâche seul, sans coopération directe.Un salarié qui fait de la saisie informatique travaille individuellement, même s’il est employé par une entreprise.
Travail collectifRéalisé en équipe : il exige coopération et coordination.Projet informatique mené par plusieurs développeurs, service hospitalier.
Travail salariéStatut juridique : contrat de travail et lien de subordination vis-à-vis de l’employeur.Employé en CDI ou en CDD dans une entreprise.
Travail indépendantStatut juridique : la personne travaille pour son propre compte, sans lien de subordination.Un plombier auto-entrepreneur est indépendant, même s’il travaille en équipe avec d’autres artisans sur un chantier.
Attention au piège : « individuel / collectif » décrit la manière de travailler ; « salarié / indépendant » décrit le statut juridique. Un indépendant peut très bien travailler collectivement.

③ Les conditions de travail

Les conditions de travail regroupent tout ce qui influence la vie professionnelle d’un salarié : rémunération, sécurité, horaires, ambiance, reconnaissance, perspectives d’évolution, autonomie. Elles déterminent le niveau de satisfaction des salariés et, par conséquent, leur performance.

Pour comprendre pourquoi elles pèsent autant sur la motivation, on utilise la pyramide de Maslow, qui hiérarchise les besoins humains : un besoin supérieur ne motive vraiment que si les besoins inférieurs sont satisfaits.

La pyramide de Maslow appliquée au travail
1. Besoins physiologiques2. Sécurité3. Besoins sociaux4. Estime & reconnaissance5. Accomplissement

Chaque niveau se traduit très concrètement dans les conditions de travail proposées par l’organisation.

BesoinCe que l’organisation doit offrir
1. PhysiologiquesLe salarié doit pouvoir vivre de son travail : salaire suffisant, horaires compatibles avec la vie personnelle, pauses respectées.
2. SécuritéEmploi stable (CDI plutôt que contrats courts), lieu de travail sécurisé (machines en état, hygiène), protection sociale (assurance maladie, retraite).
3. SociauxAmbiance d’équipe, qualité des relations avec les collègues, soutien du manager : se sentir intégré et apprécié.
4. EstimeReconnaissance des efforts : compliments, primes, promotions, responsabilités confiées.
5. AccomplissementSe dépasser : formations, autonomie, innovation, projets stimulants, prise d’initiative.
▶ Vidéo à regarder

Pour illustrer la partie « conditions de travail » du cours.

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

Document 1 · La situation

Lookiero : de la technologie… et 350 personnes derrière

Lookiero est le leader européen du personal shopping en ligne. Le principe : la cliente répond à un questionnaire mode sur son profil et ses goûts, définit son style et son budget, puis crée son compte. Un algorithme et une personal shopper sélectionnent ensemble 5 articles envoyés dans une box. La cliente garde ce qui lui plaît et renvoie gratuitement le reste : chaque choix enrichit l’analyse de ses goûts pour la sélection suivante.

L’entreprise réunit plus de 350 collaborateurs aux qualifications très variées, salariés comme travailleurs indépendants, et revendique une approche qui combine compétences humaines et technologie.

Problématique du cas : comment Lookiero caractérise-t-elle l’activité de travail, recrute-t-elle des talents selon leur qualification ou leurs compétences, et répond-elle aux défis juridiques et organisationnels de la gestion du travail ?
À retenir : une même entreprise fait cohabiter des formes de travail très différentes : manuel et intellectuel, salarié et indépendant.

Sources : d’après S. Camara, fashionunited.fr, 15 juillet 2021.

À toi de jouer Facile Exigeant
Document 2 · Les métiers

Les rôles et les missions chez Lookiero

Personal shoppers
Sélectionnent des vêtements personnalisés adaptés aux goûts et aux besoins des clientes.
Stylistes
S’assurent que les vêtements choisis sont tendance et adaptés au profil des clientes.
Marketers
Assistent les clientes sur leurs questions, leurs retours et tout besoin lié à leur expérience.
Logisticiens
Gèrent l’envoi rapide et le retour des box et s’assurent que les clientes reçoivent leurs articles efficacement.
Document 3 · Les conditions de travail

Les acteurs du numérique chez Lookiero

« La majorité des profils que nous recherchons sont liés aux technologies numériques : programmeurs web, analystes de données et ingénieurs logiciel. Nous souhaitons faire grandir nos équipes de data scientists, la donnée étant au cœur de la personnalisation de l’offre. […] Nous recrutons des CDD, des CDI et des travailleurs indépendants.

Cette flexibilité est très appréciée par nos collaborateurs. Ils peuvent télétravailler, à temps plein ou à temps partiel, quand ils veulent. C’est un atout de taille pour attirer des talents ; profils tech très recherchés », précise Frédéric Gauliard, directeur marketing de Lookiero.

À retenir : dans les métiers en tension, les conditions de travail (flexibilité, télétravail, choix du statut) deviennent un argument de recrutement aussi fort que le salaire.

Sources : P. Dreidemy, solutions-numeriques.com, 21 avril 2022.

1

Définissez le travail, puis citez deux formes de travail présentes chez Lookiero.

2

Indiquez, pour chacun des métiers de Lookiero, s’il relève plutôt d’un travail manuel ou d’un travail intellectuel, et justifiez.

MétiersJustification
Travail manuel
Travail intellectuel
3

Décrivez ce qui rend l’activité de Lookiero unique, en identifiant le processus qui allie numérique et expertise humaine.

4

Relevez les profils spécifiques recherchés par Lookiero, puis expliquez en quoi ils permettent d’améliorer son activité numérique.

5

Expliquez en quoi les conditions de travail proposées par Lookiero lui permettent d’attirer des talents.

6

Reliez deux conditions de travail offertes par Lookiero à deux niveaux de la pyramide de Maslow, en justifiant votre choix.

2
Séance 2

Qualification, compétences et formation

Objectifs de la séance
1Distinguez la qualification de la compétence.
2Repérez, dans une offre d’emploi, ce qui relève de l’une ou de l’autre.
3Justifiez l’intérêt de la formation professionnelle pour le salarié et pour l’entreprise.
Les notions d’abord

Deux candidates postulent : l’une a un BTS, l’autre a cinq ans d’expérience et un sens du contact remarquable. Laquelle recruter ? Tout dépend de l’approche retenue par l’entreprise.

① La qualification

La qualification est reconnue officiellement : elle résulte d’un diplôme, d’un titre professionnel ou d’une expérience validée. Elle est attachée à la personne, figure sur le CV et sert souvent à positionner le salarié dans la grille de rémunération de la convention collective.

Exemple : un BTS mode, une licence STAPS, un BPJEPS, trois ans d’expérience comme personal shopper.

② La compétence

La compétence est la capacité à mobiliser des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être dans une situation de travail précise. Elle s’observe en action et s’acquiert largement sur le terrain. On parle de compétences techniques (analyser des données, utiliser un logiciel) et de compétences comportementales (créativité, qualité relationnelle, travail en équipe).

Exemple : savoir composer une box qui plaira à une cliente qu’on n’a jamais vue, à partir d’un questionnaire et de données.

③ Deux approches du recrutement

Approche par la qualificationApproche par la compétence
Ce qu’on regardeLe diplôme, le titre, l’ancienneté.Ce que la personne sait faire réellement.
AvantageCritère objectif, facile à comparer, sécurisant.Ouvre le recrutement à des profils atypiques ou en reconversion ; colle aux besoins réels du poste.
LimitePeut écarter des candidats capables mais non diplômés.Plus difficile à évaluer objectivement ; demande des tests et des mises en situation.

④ La formation professionnelle

La formation professionnelle permet de maintenir et développer les compétences des salariés tout au long de leur carrière. On distingue :

  • la formation interne (assurée par l’entreprise) et la formation externe (organisme, école, partenaire) ;
  • la formation en présentiel, en ligne (e-learning) ou hybride ;
  • la formation d’adaptation au poste et la formation de reconversion.
Un double intérêt. Pour le salarié : de nouvelles compétences, une meilleure employabilité, des perspectives d’évolution et de salaire. Pour l’entreprise : productivité et qualité renforcées, adaptation aux évolutions technologiques, fidélisation des équipes (donc moins de turnover) et image employeur améliorée. En contrepartie, la formation représente un coût indirect du travail.
▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

Document 4 · La GRH des personal shoppers

Ce que Lookiero demande… et ce qu’elle offre

  • Compétences attendues pour chaque poste lié aux technologies numériques et à la gestion : créativité, analyse de données, utilisation d’outils numériques, qualité relationnelle.
  • Qualification demandée : BTS mode ou personal shopper, et expérience dans la mode.
  • Formations internes et externes prévues pour maintenir à jour les compétences.
  • Rémunération évolutive en fonction de l’atteinte des objectifs.
  • Politique de diversité et d’inclusion : 24 nationalités et 60 % de femmes parmi les employés.

Sources : d’après Delagrave, 2025.

▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

À toi de jouer Facile Exigeant
1

Identifiez et justifiez la qualification demandée pour travailler chez Lookiero, puis déterminez les compétences requises pour le poste de personal shopper.

Qualification
Compétences
Document 5 · Formation & égalité professionnelle

Lookiero investit dans l’avenir technologique pour les femmes

En partenariat avec l’école d’informatique Ironhack, Lookiero contribue à ouvrir 124 bourses de formation au digital pour les femmes. Ironhack propose une formation gratuite de 9 semaines en analyse de données, spécialement destinée aux femmes. Cette formation ne nécessite aucun diplôme ni expérience préalable : les candidates postulent sans condition de diplôme et la sélection se fait sur la motivation et des tests de logique.

À l’issue de la formation, les participantes peuvent passer un examen reconnu par l’État pour valider leurs compétences en intelligence artificielle. Les 30 premières candidates recevront une bourse de 1 600 euros. Ce programme vise à aider les femmes à se reconvertir et à entrer dans les métiers de la donnée, un secteur où elles sont sous-représentées.

À retenir : en recrutant « sans diplôme, sur motivation et tests », Lookiero passe clairement d’une logique de qualification à une logique de compétences.

Sources : d’après Delagrave, 2025.

2

Expliquez en quoi la qualification est différente de la compétence dans le cadre du travail chez Lookiero.

3

Caractérisez les différents types de formations proposées par les entreprises, puis expliquez en quoi la formation professionnelle est bénéfique pour les salariés et pour les entreprises.

4

Détaillez le programme de formation proposé par Lookiero pour les femmes, puis expliquez comment cette initiative contribue à la montée en compétences des participantes et à la diversité dans le secteur des données.

5

Déterminez les raisons pour lesquelles Lookiero propose cette formation, ainsi que l’intérêt pour l’entreprise de soutenir l’accès des femmes aux métiers du digital.

3
Séance 3

Conditions de travail et performance

Objectifs de la séance
1Caractérisez les conditions de travail d’une organisation à partir de critères précis.
2Calculez et interprétez un taux d’absentéisme et un taux de turnover.
3Établissez le lien entre conditions de travail, comportement des salariés et performance.
Les notions d’abord

① Quatre familles de critères

Pour évaluer les conditions de travail, les organisations s’appuient sur des critères précis :

CritèresContenu
Critères matériels et environnementauxSécurité des locaux, ergonomie des postes, qualité des équipements, respect des normes de santé et de sécurité.
Critères organisationnelsCharge de travail, horaires, autonomie dans la tâche, équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Critères relationnelsQualité des relations hiérarchiques et entre collègues, climat social, style de management.
Critères psychologiquesNiveau de stress, reconnaissance du travail accompli, sentiment d’utilité et de valorisation.

② Comment les mesure-t-on ?

Par des enquêtes internes (questionnaires de satisfaction), des entretiens individuels, les avis publiés sur des plateformes (type Glassdoor) et surtout des indicateurs sociaux chiffrés :

Taux d’absentéisme = heures d’absence ÷ heures théoriquement travaillées × 100
Taux de turnover = nombre de départs sur la période ÷ effectif moyen × 100

On y ajoute le nombre d’accidents du travail et le nombre d’arrêts maladie.

Le turnover (taux de rotation du personnel) désigne le nombre de salariés qui quittent l’organisation (démissions, licenciements, fins de contrat) sur une période, rapporté à l’effectif total. Un turnover faible signale une entreprise qui fidélise ; un turnover élevé traduit des difficultés : conditions contraignantes, manque de motivation ou de reconnaissance, salaire peu attractif.

③ L’impact sur la performance

Conditions de travailConséquences
Favorables
(sécurité, reconnaissance, équilibre vie pro / vie perso)
Hausse de la motivation · meilleure productivité · baisse de l’absentéisme et du turnover · amélioration de la qualité du service rendu au client.
Dégradées
(stress, surcharge, manque de reconnaissance)
Démotivation · erreurs plus fréquentes · conflits sociaux · coûts de recrutement et de formation liés au turnover · baisse de la performance globale.
Attention : des conditions dégradées peuvent produire une forte productivité à court terme (pression, cadences). C’est sur le long terme que la facture arrive : qualité, turnover, image employeur.
▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

Document 6 · Les avis salariés

Travailler chez Lookiero : allier bien-être et performance

D’après les avis publiés sur Glassdoor, 85 % des employés de Lookiero recommanderaient l’entreprise à leurs amis, avec une note globale moyenne de 3,8 / 5. Cette évaluation se décompose ainsi :

CritèreNote / 5
Équilibre entre vie professionnelle et vie privée4,2
Culture et valeurs (entreprise multiculturelle, solidarité même à distance)3,6
Opportunités professionnelles3,5
Moyens matériels et technologiques4,5

La note élevée des moyens matériels reflète l’importance des technologies dans l’optimisation des processus de travail. Ces conditions favorables renforcent l’engagement des employés et stimulent leur productivité, ce qui contribue à la qualité du service client et à la croissance de l’entreprise.

Sources : d’après www.glassdoor.fr.

À toi de jouer Facile Exigeant
1

Identifiez les éléments qui caractérisent les conditions de travail chez Lookiero, en les classant par famille de critères.

2

Analysez l’effet de ces conditions de travail sur la performance de Lookiero (productivité et satisfaction des employés).

3

Suggérez des actions concrètes pour optimiser encore les conditions de travail, en vue d’améliorer la productivité, le bien-être et la performance.

4
Séance 4

Mesurer l’activité : indicateurs et productivité

Objectifs de la séance
1Distinguez les quatre familles d’indicateurs d’activité.
2Distinguez productivité individuelle et productivité collective.
3Calculez et interprétez un écart entre un objectif et une valeur réelle.
Les notions d’abord

① Pourquoi mesurer l’activité de travail ?

L’activité de travail correspond à l’ensemble des tâches réalisées par un salarié dans le cadre de son emploi. La mesurer permet à l’organisation de suivre la performance, d’identifier les besoins de formation, d’améliorer l’organisation du travail et de garantir la qualité du service rendu.

② Quatre familles d’indicateurs

Pour être efficaces, les indicateurs doivent être simples, mesurables et reliés directement aux missions du poste.

IndicateursCe qu’ils mesurentExemples
QuantitatifsLa quantité de travail effectué.Nombre de clients accueillis par heure ; nombre de dossiers traités par jour ; nombre de machines entretenues par semaine.
QualitatifsLa qualité du travail fourni.Taux de satisfaction des clients ; taux d’erreurs ou de réclamations ; résultats obtenus par les bénéficiaires (progression sportive).
De tempsLa rapidité et la réactivité.Temps moyen de traitement d’une demande ; durée d’attente des clients ; délai de remise en service d’un équipement.
De coopérationLa capacité à travailler en équipe.Fluidité de la coordination entre services ; respect des plannings collectifs ; taux de participation aux projets communs.

③ Productivité individuelle et productivité collective

La productivité au travail mesure la capacité d’un salarié ou d’une équipe à produire des biens ou des services dans un temps donné, avec les ressources disponibles. Elle dépend des conditions de travail, de la motivation, des compétences, de l’organisation et du management, et des outils et technologies mis à disposition.

Définition
Productivité individuelleQuantité (ou qualité) de travail réalisé par un salarié en un temps donné. C’est un indicateur de performance personnelle.
Exemple : un employé de caisse qui scanne 800 articles par heure est plus productif qu’un autre qui en scanne 600, à conditions de travail équivalentes.
Productivité collectiveEfficacité d’une équipe, d’un service ou de l’organisation entière. Elle ne se résume pas à la somme des performances individuelles : elle dépend aussi de la coopération, de la coordination et de l’organisation du travail.
Exemple : la capacité de toute l’équipe d’un magasin à mettre 15 palettes en rayon avant l’ouverture. Même si certains sont rapides, le résultat dépend du travail coordonné de tous.

④ Le tableau de bord

Un tableau de bord regroupe, sous une forme visuelle et synthétique, les indicateurs essentiels permettant de suivre l’activité d’un salarié, d’une équipe ou d’une organisation. Comme le tableau de bord d’une voiture, il ne montre pas tout : seulement ce qui est indispensable pour piloter.

  • Mesurer : suivre la performance grâce à des données fiables.
  • Comparer : confronter les résultats obtenus aux objectifs fixés.
  • Alerter : détecter rapidement les dysfonctionnements.
  • Décider : ajuster l’organisation ou les méthodes de travail.

Il contient les objectifs fixés, les indicateurs de mesure, les résultats observés et l’écart entre les deux, souvent avec un code couleur (vert = atteint, orange = vigilance, rouge = alerte).

À quoi ressemble un tableau de bord ?
Exemple de tableau de bord

Courbes d’évolution, jauges de progression vers l’objectif, histogrammes de comparaison, chiffres clés, calendrier : chaque bloc correspond à un indicateur suivi par les responsables. L’ensemble tient sur un seul écran, pour décider vite.

Écart en % = (valeur réelle − objectif) ÷ objectif × 100

Un écart négatif signifie que l’on est en dessous de l’objectif : c’est défavorable… sauf pour un indicateur qu’on cherche à réduire (absentéisme, délais, coûts), où c’est au contraire une bonne nouvelle.

Document 10 · La productivité en pratique

Basic-Fit et la question de la productivité

Basic-Fit est l’un des leaders européens du fitness low-cost, avec plusieurs centaines de clubs en France. Pour rester compétitive sur un marché où les enseignes se multiplient, l’entreprise accorde une attention particulière à la productivité de ses équipes.

Dans chaque club, les salariés polyvalents accueillent les adhérents, répondent à leurs demandes, assurent la propreté des locaux et veillent au bon fonctionnement du matériel. La direction suit de près certains indicateurs : le nombre d’adhérents pris en charge par heure, la rapidité de traitement des demandes à l’accueil, ou encore la fréquence d’entretien des machines. Ces données permettent de comparer la performance des salariés et d’identifier les besoins de formation.

Mais Basic-Fit ne se limite pas à l’efficacité de chacun : c’est aussi le travail collectif qui est observé. Les clubs sont évalués sur leur capacité à fonctionner de manière fluide aux heures de forte affluence : temps moyen d’attente des adhérents, taux de disponibilité des machines, organisation des équipes pendant les pics d’activité. Lorsque la coordination est efficace, les clients trouvent plus facilement une machine libre et les espaces restent propres ; dans le cas contraire, des files d’attente se forment.

Pour Basic-Fit, la productivité n’est donc pas seulement un indicateur chiffré : c’est un levier pour améliorer la qualité du service, fidéliser les adhérents et rentabiliser les infrastructures. Seule une combinaison réussie entre performance individuelle et coopération collective peut garantir la pérennité du modèle low-cost.

À retenir : la performance d’un club ne se résume pas à la somme des performances individuelles : la coordination est elle aussi un facteur de productivité.
Document 11 · Fiche de poste

Coach sportif (Basic-Fit)

Service : encadrement sportif et relation adhérents · Supérieur hiérarchique : responsable de club · Finalité : garantir la qualité de l’expérience client en accompagnant les adhérents dans leur pratique sportive, tout en contribuant au bon fonctionnement du club.

Missions principalesIndicateurs de mesure
1. Accompagnement personnalisé
Accueillir les adhérents, présenter les équipements, établir des programmes adaptés, suivre les progrès.
Nombre d’adhérents suivis ; taux de satisfaction individuelle ; progression des pratiquants (tests physiques, objectifs atteints).
2. Animation et dynamique de groupe
Animer des cours collectifs (cardio, musculation, stretching), créer une ambiance motivante.
Taux de participation aux cours collectifs ; assiduité des adhérents ; retours qualitatifs (questionnaires, avis clients).
3. Contribution à l’organisation du club
Collaborer avec l’équipe pour fluidifier les flux, maintenir les espaces propres, signaler les pannes.
Temps moyen de disponibilité des machines ; respect des plannings ; niveau de propreté constaté ; rapidité de résolution des incidents.

Compétences et savoir-faire : maîtrise des techniques d’entraînement et des règles de sécurité ; capacité à suivre un pratiquant et à dynamiser un groupe ; organisation, réactivité, sens du service client.

Qualités personnelles : dynamisme, pédagogie, écoute, esprit d’équipe, autonomie et coopération avec les collègues.

À toi de jouer Facile Exigeant
1

Décrivez la productivité individuelle d’un coach sportif chez Basic-Fit, en précisant les éléments utilisés pour la mesurer.

2

Classez quatre indicateurs de la fiche de poste selon leur famille.

Quantitatif
Qualitatif
De temps
De coopération
Document 12 · Tableau de bord

Suivi des indicateurs des clubs Basic-Fit à Paris

IndicateurValeur actuelleObjectif
Nombre d’heures travaillées par employé120 h130 h
Taux d’occupation des salles75 %80 %
Taux de satisfaction des abonnés88 %90 %
Nombre d’abonnés actifs1 2001 300
Taux de renouvellement des abonnements65 %70 %
Taux d’absentéisme des employés4 %3 %
3

Analysez comment la productivité collective peut être améliorée chez Basic-Fit.

4

Évaluez les effets de la productivité collective sur le taux d’occupation des salles.

5

Calculez, à partir du tableau de bord (Doc 12), les écarts en pourcentage entre les valeurs actuelles et les objectifs fixés par Basic-Fit. Arrondissez à deux décimales.

IndicateurCalculÉcart (en %)
Nombre d’heures travaillées par employé
Taux d’occupation des salles
Taux de satisfaction des abonnés
Nombre d’abonnés actifs
Taux de renouvellement des abonnements
Taux d’absentéisme des employés

Formule utilisée :

6

Identifiez l’indicateur présentant l’écart le plus important, puis analysez ce que cet écart révèle en matière d’organisation du travail.

7

Établissez un lien entre le taux de satisfaction des abonnés et le taux d’occupation des salles.

8

Expliquez comment une amélioration du taux d’occupation des salles pourrait avoir un impact sur le nombre d’heures travaillées par employé.

5
Séance 5

Le coût du travail

Objectifs de la séance
1Identifiez les composantes du coût du travail.
2Calculez le coût global d’un salarié et exprimez-le en pourcentage du salaire brut.
3Justifiez l’influence du coût du travail sur les décisions stratégiques d’une entreprise.
Les notions d’abord

Employer un salarié ne se limite pas à lui verser un salaire. L’entreprise supporte l’ensemble des charges qui s’ajoutent à la rémunération. Le coût du travail correspond à l’ensemble des dépenses supportées par l’employeur pour l’emploi d’un salarié.

Du salaire net au coût pour l’employeur
Salaire netce que le salariétouche Salaire brut+ cotisationssalariales Coût du travail+ charges patronales,avantages,coûts indirects

Un même euro de salaire net coûte bien davantage à l’entreprise.

ComposanteDescriptionExemples
Salaire de baseRémunération principale du salarié avant toute déduction.Salaire brut mensuel.
Part variableÉléments qui varient selon la performance ou les heures travaillées.Heures supplémentaires, primes, épargne salariale, remboursement de frais.
Heures supplémentairesHeures travaillées au-delà du temps de travail habituel, avec majoration.Majoration de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires en France.
Avantages en natureAvantages non monétaires fournis par l’employeur, qui font partie de la rémunération globale.Voiture de fonction, logement, abonnement gratuit, réductions.
Charges sociales patronalesContributions versées par l’employeur aux organismes sociaux.Sécurité sociale, assurance chômage, retraite.
Coûts indirectsDépenses liées à la gestion du salarié en dehors de son salaire direct.Formation, équipements de travail, assurances, frais de recrutement et de gestion administrative.
Coût total du travailSomme de toutes les dépenses supportées par l’employeur.Salaire brut + part variable + charges patronales + avantages en nature + coûts indirects
Évaluer le coût du travail permet à l’entreprise de mesurer l’impact des emplois sur ses finances, de comparer différentes solutions (embauche, sous-traitance, automatisation, recours à un indépendant) et de prendre des décisions stratégiques.
▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

Document 13 · Le calcul

Coût global du travail pour un agent d’accueil chez Basic-Fit

Éléments du coût du travailMontant mensuelExplication
Salaire brut2 164 €Rémunération avant déductions.
Charges sociales patronales40 % du salaire brutCotisations pour la Sécurité sociale, l’assurance chômage, la retraite…
Avantages en nature (abonnement Basic-Fit)29 €Accès gratuit aux salles (prix public mensuel).
Coûts indirects estimés150 €Formation, équipements, gestion RH.
À toi de jouer Facile Exigeant
Document 14 · Une contrainte stratégique

Basic-Fit France : quand le poids des cotisations sociales guide la stratégie

Basic-Fit s’est imposé comme le leader du fitness low-cost en Europe. Avec plus de 800 clubs en France, l’enseigne repose sur un modèle simple : des abonnements à bas prix et de larges plages horaires. Mais derrière cette réussite se cache une réalité économique incontournable : le coût du travail, et particulièrement le poids des cotisations sociales, pèse sur ses décisions stratégiques.

En France, les cotisations patronales représentent en moyenne entre 25 % et 42 % du salaire brut, selon les profils et les exonérations applicables.1 À chaque embauche, le coût réel d’un salarié est donc bien supérieur au salaire affiché sur le contrat. Ce décalage impacte la rentabilité de clubs dont le modèle repose sur un grand nombre d’adhérents à faible cotisation mensuelle.

Cette contrainte oblige la direction à arbitrer en permanence. Faut-il recruter davantage pour améliorer l’accueil et la propreté, au risque d’alourdir les charges fixes ? Ou maintenir des effectifs réduits pour préserver les marges, quitte à fragiliser la satisfaction client ?

L’impact se mesure aussi sur les décisions d’expansion : ouvrir un club suppose d’anticiper le loyer, les investissements matériels, mais aussi la masse salariale et les cotisations. Dans certains cas, l’enseigne préfère privilégier des investissements technologiques (bornes automatiques, équipements connectés) qui limitent les effectifs et donc les charges sociales.

La question n’est donc pas seulement de recruter ou non, mais d’optimiser le ratio charges de personnel / chiffre d’affaires.

1 Pour les salaires proches du SMIC, l’État accorde des allègements de cotisations patronales (réduction dite « Fillon »), qui réduisent fortement le taux global de charges.

À retenir : le coût du travail n’est pas qu’une ligne comptable : il oriente l’ouverture des clubs, le niveau de service et le choix de l’automatisation.
1

Calculez le coût total supporté par Basic-Fit pour un agent d’accueil, puis exprimez ce coût en pourcentage du salaire brut.

2

Ce salarié étant proche du SMIC, Basic-Fit bénéficie d’un allègement qui ramène le taux de charges patronales à 25 %. Calculez le nouveau coût total mensuel, puis l’économie annuelle réalisée.

3

Évaluez l’importance pour Basic-Fit de bien gérer le coût du travail et détaillez les conséquences d’une mauvaise gestion.

4

Justifiez le choix de Basic-Fit d’investir dans des bornes automatiques plutôt que de recruter, puis indiquez une limite de cette stratégie.

6
Séance 6

Les nouveaux liens de travail

Objectifs de la séance
1Comparez le statut de salarié et celui d’auto-entrepreneur.
2Expliquez l’intérêt, pour une organisation, de recourir à des travailleurs indépendants.
3Discutez les enjeux sociaux de ces nouvelles formes d’emploi.
Les notions d’abord

Le monde du travail connaît une diversification croissante des statuts. Outre le salariat classique, on trouve de plus en plus de travailleurs indépendants (auto-entrepreneurs, freelances), de contrats courts (CDD, intérim) et de missions externalisées (sous-traitance, plateformes).

Pour les organisations, ces formes d’emploi offrent une plus grande flexibilité, une réduction du coût du travail et une adaptation rapide aux besoins conjoncturels. Mais elles soulèvent des enjeux sociaux : précarité des travailleurs, protection sociale réduite, affaiblissement du sentiment d’appartenance à l’organisation.

CritèresSalariéAuto-entrepreneur
Lien avec l’entrepriseContrat de travail (CDD, CDI, intérim) → lien de subordination : l’employeur donne des ordres et contrôle le travail.Pas de contrat de travail → relation commerciale (contrat de prestation). Il organise son travail librement.
RémunérationSalaire fixe ou variable (primes, heures supplémentaires), versé chaque mois.Facture ses prestations à ses clients → le revenu dépend du nombre de missions.
Charges socialesCotisations salariales (payées par le salarié) + cotisations patronales (payées par l’employeur).Cotisations calculées en % du chiffre d’affaires et versées par lui-même à l’URSSAF.
Protection socialeCouverture complète : assurance maladie, chômage, retraite, congés payés.Couverture limitée : pas de chômage, pas de congés payés, retraite moins avantageuse.
Sécurité de l’emploiStabilité (surtout en CDI) et protection du droit du travail (licenciement encadré).Pas de sécurité : ses revenus dépendent de ses clients et du volume d’activité.
Liberté d’organisationHoraires fixés par l’employeur.Grande autonomie : choix des clients, des horaires et des tarifs.
Une limite juridique à connaître : si l’entreprise impose en réalité les horaires, les méthodes et les tarifs de l’indépendant, il y a lien de subordination déguisé. Le juge peut alors requalifier la relation en contrat de travail, avec rappel de cotisations. C’est le contentieux qui a touché plusieurs plateformes de livraison et de VTC.
▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

▶ Vidéo à regarder

Scannez le QR code ou touchez le bouton.

À toi de jouer Facile Exigeant
1

Déterminez les raisons qui poussent Basic-Fit à faire appel à des coachs sportifs indépendants plutôt qu’à des salariés.

Document 15 · Offre d’emploi

Coach sportif indépendant chez Basic-Fit

Lieu : clubs Basic-Fit d’Île-de-France · Statut : indépendant (auto-entrepreneur / prestataire de services)

À propos. Basic-Fit est le leader du fitness low-cost en Europe, avec plus de 800 clubs en France. Dans nos clubs, nous offrons aux adhérents la possibilité d’être accompagnés par des coachs sportifs indépendants, afin de bénéficier d’un suivi personnalisé.

Vos missions. Proposer vos propres séances de coaching individuel ou collectif ; développer et gérer librement votre portefeuille de clients ; mettre en place des programmes personnalisés ; promouvoir vos services auprès des adhérents du club.

Profil recherché. Diplôme reconnu dans le domaine du sport (BPJEPS, licence STAPS ou équivalent) ; statut auto-entrepreneur obligatoire ; capacité à travailler en autonomie et à gérer votre activité ; excellent relationnel ; dynamisme et fiabilité.

Conditions proposées. Mise à disposition des infrastructures Basic-Fit pour vos séances ; accès direct à une large communauté d’adhérents ; liberté totale dans la gestion de vos horaires et de vos tarifs ; redevance mensuelle fixe pour l’utilisation des clubs (à votre charge en tant qu’indépendant).

Candidature : CV + numéro SIRET + lettre de motivation.

À retenir : l’offre ne propose pas un emploi mais un partenariat commercial : ni salaire, ni horaires imposés, mais une redevance à verser.
2

Expliquez pourquoi la relation entre Basic-Fit et les coachs indépendants repose sur un partenariat plutôt que sur un lien de subordination.

3

Appréciez les avantages et les risques de ce statut pour le coach lui-même.

4

Discutez : ces nouvelles formes d’emploi sont-elles synonymes de liberté ou de précarité ?

Synthèse de la séquence

Comment concilier gestion efficace des ressources humaines et coût du travail ?

Les cas étudiés montrent la même tension. Lookiero mise sur des conditions de travail attractives (flexibilité, télétravail, formation) et sur les compétences plutôt que sur les seuls diplômes : cela coûte cher, mais attire des talents rares et fidélise. Action fait l’inverse : effectifs réduits, cadences chronométrées, prix bas — une productivité élevée à court terme, payée par un turnover important, un management mal noté et une qualité de service fragilisée. Basic-Fit, enfin, arbitre en permanence : recruter, automatiser ou faire appel à des coachs indépendants.

La leçon est la même partout : le travail est à la fois un coût (salaire brut, charges patronales, avantages, coûts indirects — près de 150 % du salaire brut chez Basic-Fit) et une ressource qui produit la performance. Comprimer le premier dégrade souvent la seconde ; investir dans les conditions de travail, la formation et la reconnaissance améliore la productivité, réduit l’absentéisme et le turnover, donc diminue d’autres coûts.

En un mot : concilier les deux logiques, c’est piloter. Grâce aux indicateurs et au tableau de bord, l’organisation mesure, compare, alerte et décide — pour trouver son point d’équilibre entre efficacité sociale et performance économique.

▶ Je construis ma synthèse

Complétez le texte ci-dessous à l’aide des mots proposés.

Mots à placer : absentéisme · accomplissement · brut · collectif · compétence · coopération · coût · économique · évolution · indépendant · indirects · individuel · intellectuel · manuel · Maslow · patronales · productivité · qualification · qualitatifs · quantitatifs · ressources humaines · salarié · sociale · subordination · tableau · temps · turnover

La gestion des (GRH) vise à recruter, former, motiver et fidéliser les salariés tout en maîtrisant le du travail. Elle doit trouver un équilibre entre performance et efficacité .

1. Les formes de travail et les conditions de travail

  • Le travail mobilise l’effort physique (ex. : ouvrier) ; le travail mobilise la réflexion et la créativité (ex. : ingénieur).
  • Le travail est réalisé seul, alors que le travail repose sur la coopération.
  • Le travaille sous contrat, avec un lien de ; le travailleur exerce pour son propre compte (auto-entrepreneur).
  • Les conditions de travail regroupent la rémunération, la sécurité, les horaires, la reconnaissance et les perspectives d’.
  • Selon la pyramide de , les salariés ont cinq niveaux de besoins : physiologiques, sécurité, sociaux, estime et .

2. Qualification, compétence et indicateurs sociaux

  • La est reconnue par un diplôme ou une expérience ; la est une capacité mobilisée concrètement en situation de travail.
  • Le climat social se mesure par le taux d’ et le taux de .

3. Mesurer l’activité et la productivité

  • Les indicateurs mesurent la quantité de travail ; les indicateurs en mesurent la qualité.
  • Les indicateurs de mesurent la rapidité et les délais ; les indicateurs de mesurent la capacité à travailler en équipe.
  • La individuelle mesure l’efficacité d’une personne, la productivité collective celle d’une équipe entière.
  • Un outil essentiel est le de bord, qui permet de mesurer, comparer, alerter et décider.

4. Le coût du travail

  • Il comprend le salaire , les charges sociales , les avantages en nature, les primes et les coûts (formation, équipements, recrutement).
Coût total du travail = salaire brut + part variable + charges patronales + avantages en nature + coûts indirects
Écart en % = (valeur réelle − objectif) ÷ objectif × 100
Variation en % = (valeur d’arrivée − valeur de départ) ÷ valeur de départ × 100
▶ Glossaire
Travail
Activité par laquelle un individu mobilise ses compétences pour produire un bien ou un service, en échange d’une rémunération.
Formes de travail
Manières dont l’activité est organisée : manuel / intellectuel (type d’effort), individuel / collectif (mode d’exécution), salarié / indépendant (statut juridique).
Lien de subordination
Rapport juridique par lequel l’employeur donne des ordres, en contrôle l’exécution et sanctionne les manquements. C’est le critère du contrat de travail.
Conditions de travail
Ensemble des éléments qui influencent la vie professionnelle : rémunération, sécurité, horaires, ambiance, reconnaissance, autonomie, perspectives d’évolution.
Pyramide de Maslow
Hiérarchie des besoins humains en cinq niveaux : physiologiques, sécurité, sociaux, estime, accomplissement.
Qualification
Reconnaissance officielle d’un niveau, par un diplôme, un titre ou une expérience validée.
Compétence
Capacité à mobiliser des savoirs, savoir-faire et savoir-être dans une situation de travail donnée ; elle s’observe en action.
Formation professionnelle
Dispositif permettant de maintenir et développer les compétences des salariés (interne ou externe, en présentiel, en ligne ou hybride).
Absentéisme
Heures d’absence rapportées aux heures théoriquement travaillées ; indicateur social du climat de travail.
Turnover
Taux de rotation du personnel : départs sur une période rapportés à l’effectif moyen. Un turnover élevé signale des difficultés sociales.
Activité de travail
Ensemble des tâches réalisées par un salarié dans le cadre de son emploi ; on la mesure par des indicateurs.
Indicateur
Donnée simple et mesurable reliée aux missions du poste : quantitatif, qualitatif, de temps ou de coopération.
Productivité
Capacité d’un salarié (individuelle) ou d’une équipe (collective) à produire des biens ou services dans un temps donné avec les ressources disponibles.
Tableau de bord
Outil de gestion synthétique réunissant objectifs, indicateurs, résultats et écarts, pour mesurer, comparer, alerter et décider.
Coût du travail
Ensemble des dépenses supportées par l’employeur pour l’emploi d’un salarié : salaire brut, part variable, charges patronales, avantages en nature et coûts indirects.
Charges patronales
Cotisations versées par l’employeur aux organismes sociaux (Sécurité sociale, chômage, retraite) ; en moyenne 25 % à 42 % du salaire brut en France.
Travailleur indépendant
Personne qui travaille pour son propre compte, facture ses prestations et ne dépend d’aucun lien de subordination (auto-entrepreneur, freelance).
Publicité
Emplacement réservé, activé quand le trafic le justifiera.